Le luxe d’être enfin moi

Je me souviens de ce jour où j’ai commencé à me mettre en chemin. Je ne savais rien sauf que j’éprouvais une grande souffrance morale et physique.
Je ne me suis pas demandée où j’allais, comment j’y allais ni pourquoi j’y allais.
Je ne me suis pas demandée si j’avais l’argent pour le faire, le temps de m’y investir et qu’est-ce que ça allait bien me rapporter.
J’y suis allée parce que ce n’était plus tenable.
Je n’en pouvais plus de me sentir dévitalisée, triste, perdue et avec ce vide immense en moi.
Je n’en pouvais plus de cette norme qui m’étouffait et où je ne me retrouvais plus.
Je n’en pouvais plus d’être juste une maman, une épouse, d’être dans un train-train parce qu’il fallait être comme çà.
Ce jour-là, mon âme s’est manifestée en m’orientant vers une femme qui m’a guidée. Et de cette guidance, mon âme s’est orientée vers tout ce qui lui correspondait que ce soit des personnes, des situations, des formations.

C’était un jour de septembre 1997.

 

Le chemin n’est jamais linéaire et nous ne sommes pas tout le temps dans la clarté et un état d’esprit serein. Quand il y a une étape importante à franchir, il est bon de se faire aider.

J’ai donc décidé au mois de mai dernier de remonter la première marche d’un nouvel escalier, celui de mon utilité dans ce monde.

J’ai rencontré Céline tout d’abord par son blog en 2013. Ce fut comme une évidence, un écho d’âme à âme que l’on n’explique pas. Je me suis reconnue dans ses mots, sa façon d’être. J’avais été cette femme-là mais je l’avais laissée derrière moi après un déracinement géographique et de grosses pertes de repères. Je savais dans mon inconscient que nous allions nous croiser mais sans savoir quand.

Je suis incapable de dire quand la connexion physique s’est faite car, de cette évidence a surgi le naturel. Et il y a eu ces vacances près d’Arcachon où nous nous sommes données rendez-vous. Un ponton, un ciel bleu azur, le soleil, une plage de sable fin et nous, assises sur le sable, le nez dans le vent. Une rencontre simple et chaleureuse comme je les aime. A cet instant-là, c’était déjà difficile pour moi mais ce n’était pas encore le moment.

Ce moment est arrivé au mois de mai 2016, comme une évidence. En février, j’étais allée aider ma fille à emménager près de Royan et en faisant les boutiques de déco, j’ai flashé sur un phare. Il n’y avait rien d’autre à ramener que ce symbole du guide qui devenait pour moi une nécessité.

 

Être connectée à mon âme, c’est çà. Cette résonance, cet écho très fort qui fait qu’à un moment tout votre être crie ce dont il a besoin. Et le prénom de Céline est immédiatement arrivé dans mes pensées, ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre, « on » m’orientait vers elle.

Je l’ai donc appelé pour lui dire où j’en étais, mon besoin de travailler avec elle et je lui ai demandé comment elle opérait ainsi que ses tarifs.

Quand elle m’a donné le montant de l’accompagnement, je vous assure que j’ai eu les larmes aux yeux et j’ai ressenti une profonde tristesse. Compte-tenu de ma situation, la somme était faramineuse. Je ne comprenais pas pourquoi on m’orientait vers elle alors que je savais que je ne pourrais pas avoir cette somme d’argent. Je ne remettais pas en question le prix mais je regardais mon compte en banque, c’est tout.

Elle m’a dit de faire une demande si je souhaitais vraiment que l’on bosse ensemble et c’est ce que j’ai fait tout de suite après avoir raccroché en laissant échapper mes larmes. Il est clair que je ne partais pas gagnante. Le soir, quand mon mari est rentré je lui ai annoncé que j’avais appelé Céline mais que l’accompagnement ne serait pas pour maintenant. Il m’a demandé ce que je ressentais. Avais-je besoin de cet accompagnement dans quelques mois ou était-ce maintenant ? Il était évident que c’était maintenant ou je lâchais tout.

Là, je l’entends me dire que nous avions cette somme et que si c’était maintenant, alors il fallait foncer. Ce fut à ce moment que la première marche de l’escalier me fit peur, un gouffre de peur. Pourquoi ? Parce que cette somme correspondait à nos économies et que je n’avais pas envie de tout ficher en l’air juste pour ma petite personne. Mais mon mari a tenu bon et m’a dit d’y aller et d’arrêter de réfléchir au fameux « au cas où ». J’ai un mari génial !!

 

J’ai donc fait « un premier bond quantique » comme dit Céline en lâchant ma peur de perdre et une forme de relation à l’argent plutôt réduite.

Là, à nouveau, je ne me suis pas demandée où j’allais ni comment, j’y suis allée. Je ne me suis pas demandée si ça allait me rapporter, je l’ai fais et m’y suis engagée.

Céline et moi nous sommes semblables et ça s’est passé de mots. J’avais besoin d’une éclaireuse et je l’ai eue. J’avais besoin d’un rythme où je prends le temps de mûrir et de décanter et je l’ai eu. Ce luxe d’être enfin moi, nous nous le devons mutuellement parce que nous avons avancé ensemble et j’ai eu la guide qu’il me fallait pour affirmer mon identité sans crainte d’être jugée.

Elle a fait du chemin, elle a expérimenté, elle comprenait. Pas de gros bla-blas marketing machin-chose, juste la voix de l’âme qui prenait sa voie, celle que j’ai à occuper dans ce monde en mouvement auprès de ceux et de celles qui en ont besoin.

 

La métamorphose s’est faite en douceur, dans l’accueil et l’acceptation, sans agitation ni urgence, ni maltraitance. Je n’ai rien forcé, j’ai reçu, j’ai intégré et donné forme. Une forme épurée, dépouillée et fluide où je n’ai plus envie de justifier ma façon d’être ni ma façon de travailler. Je me dirige enfin vers cette simplicité à laquelle j’aspire depuis longtemps.

 

Merci Céline et merci à mon âme pour m’avoir à nouveau orientée vers ce qui me correspondait afin qu’elle s’exprime totalement.

Si, à votre tour, vous sentez que quelque chose de subtil vous pousse à sortir de votre coquille, écoutez.

Si vous ressentez un profond mal-être sans vraiment pouvoir le nommer et qu’un écho se fait en vous lorsque vous lisez ou écoutez une personne, observez.

Si tout votre être vous oriente vers cette personne au point où vous savez que là, vous allez pouvoir avancer sans être jugé(e), foncez.

Soyez à l’écoute de votre âme, allez vérifier ce quelle vous dit. Elle sait ce qui est bon pour vous.

Une question : Que vous faudrait-il pour être pleinement vous ?

Chaleureusement,

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